April 10, 2012 Off

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By in défi écriture

Il y a cinq mois, je rêvais d’écrire un grand roman. Je ne touchais jamais à un crayon et ne tenais même pas de journal personnel, mais qu’importe – je me voyais pondre une brique de plusieurs centaines de pages et me métamorphoser soudainement en jeune auteure de l’année acclamée sur toutes les tribunes.

Serais-je au moins capable d’écrire un petit quelque chose? Je l’ignorais, et j’ai donc décidé en janvier dernier que j’allais creuser cette question pendant toutes l’année 2012 – écrire est-il un simple rêve de fausse intellectuelle romantique, ou ai-je non seulement le talent nécessaire mais surtout, quelque chose à dire?

46 – Are you more worried about doing things right, or doing the right things?

Écrire “le plus souvent possible”, qui constitue l’objectif principal de ce défi-écriture, implique d’écrire régulièrement, mais pas toujours des choses intéressantes. Car parmi les nombreuses choses que j’ai apprises sur l’écriture et la lecture depuis le début de ce défi, il y a cette observation cruelle et dont l’essence même est peu compatible avec le principe de mon défi: écrire bien demande du temps. Si une certaine routine d’écriture s’est installée dans mon quotidien et si j’ai réussi à identifier mes sources d’inspiration, je manque de temps et d’espace pour élaborer certains projets et surtout pour établir un dialogue. Je ne trouve pas asses d’espace pour vous écrire les arbres, les rues de la vieille ville de Montevideo, les mouches grosses comme des chevreuils sur la route entre La Tuque et Chambord, l’histoire de cette femme qui a perdu son mari ou celle de cet homme qui s’est emmuré dans un appartement du bas de la ville.

Il y a cinq mois, je n’écrivais jamais. Maintenant, j’écris souvent. Je rêvais d’écrire un grand roman. Aujourd’hui, je souhaite simplement avoir un peu d’espace dans ma tête pour laisser les idées accoucher.

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Défi d’écriture: écrire le plus souvent possible, en s’inspirant de ces thèmes. Inspiration, dis-je: donc s’amuser, divaguer, et surtout, ne pas profiter de l’exercice pour se taper une petite de psychanalyse en douce.

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