June 23, 2012 Off

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By in défi écriture

Dans sa vie, il y avait souvent eu des arrêts sur image. Des anges qui passent et des oiseaux qui suspendent leur vol.

La rue brûle sous ses pieds. La ville est lumineuse et minérale. Le regard ne perçoit plus que ce qui est parfait. Il n’y a plus de couleurs fades, les angles sont aiguisés et chaque chose est à sa place.

Un instant béni. Un enveloppement. Une accalmie dorée. Il suffoque quelques instants, ravalant ce surplus de tout, surpris, pris à la gorge par ce qui tombait finalement sous le sens. Il n’avait pas besoin de revenir. Rien ne l’obligeait à retourner là d’où il venait. Rien et encore moins personne ne l’y attendait. Le combat auquel aucun spectateur n’avait jamais été convié pouvait s’arrêter ici, aux marches du palais, au détour d’une petite rue, entre deux théâtres ou près du canal ombragé.

Il y aurait toujours assez de vin pour poursuivre. Il trouverait partout où le souhaitait ce dont il avait besoin. Il avait besoin de si peu. Personne n’a besoin de grand chose, au fond. Tous les soirs il avait rêvé de partir. Il avait écrit sur le soulagement de l’exil. Écrasé sous la chaleur d’une rue trop étroite pour respirer, tout ce qu’il connaissait s’évapora. Il s’assit à une terrasse, commanda un café et alluma une cigarette.
 
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Défi d’écriture: écrire le plus souvent possible, en s’inspirant de ces thèmes. Inspiration, dis-je: donc s’amuser, divaguer, et surtout, ne pas profiter de l’exercice pour se taper une petite de psychanalyse en douce.

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